Les couches — Diapers

15 09 2009

Le sujet des couches est très interessant si on essaye de faire le moins de dégats écologiques possible.

En effet, il y a une grande campagne au Canada ( peut-être autre part dans le monde aussi, mais une fois de plus je dois affirmer que je parle de ce que je connais, donc ma vie ici au Canada) sur les couches lavables. Est-ce une campagne, une mode, un élan, je ne sais pas.

Bref, il y a plusieurs façons d’explorer le sujet et plusieurs opinions sur chaque evidemment. il n’est donc pas facile de se faire sa propre opinion sur quelle façon adopter afin de ne pas laisser trop d’empreinte. Je pense que nous faisons tous, en tant que parents, ce que nous pouvons comme nous le pouvons, donc si les couches lavables marchent pour vous, super, si d’autres options marchent mieux, vous n’allez pas être persécuté! Cela dépend aussi de votre bébé, je sais que mon fils n’a jamais pu avoir de couches lavables car toutes celles que j’ai essayé fuyaient, et pourtant je suis persistante!

Il existe donc 3 options: couches lavables, couches compostables ou biodégradables/naturelles, couches jetables.

– Couches lavables:

Il y a plusieurs marques au Québec de grand qualité, et que l’on ne se trompe pas, les couches lavables sont maintenant faites comme des couches jetables, avec velcro ou boutons pression, même si l’on peut toujours trouver des couches comme avaient nos grand mères pliaient, ce n’est plus forcément obligatoire si l’on préfère cette option!

C’est une bonne idée d’aller dans un magasin comme Bummies (sur Mont Royal, a peu pres au niveau Parc) ou Calins et Popotins (Sur la rue Beaubien à Masson) pour des démonstrations. On peut aussi trouver des bummies à la friperie Peek-A-boo (rue Rachel à St Hubert), et de tout à la Loba (St Hubert presque à Beaubien) et autres endroits à travers Montréal. Ces magasins offrent aussi des ateliers sur les couches lavables, mais aussi sur le portage et autres sujets de maternité (calendriers sur leurs sites).

L’argument premier des couches lavables est qu’elles coutent moins cher à long terme (un investissement initial d’environ $300-$400 par rapport à $2500-$3000 pour une période de 3 ans). Si vous lisez l’anglais, il y a une très bonne calculatrice de coûts financiers sur le site Parenting by nature. Ensuite, les autres arguments pour les couches lavables étant que c’est un avantage pour l’environement, et surtout pour les fesses de bébé. Elles ne contiennent pas les produits chimiques souvent présents dans les couches jetables, elles consoment moins d’eau que les jetables (83 m3 pour le lavage), leur utilisation génère 150kg de déchets biodégradable en quelques mois par rapport aux couches jetables qui génèrent 1 tonne de déchet dégradable entre 200 et 500 ans.A condition d’utiliser des lessives naturelles, le lavage est donc plus environemental, sinon il est aussi possible d’amener sur la table le fait qu’autant de lavage avec des lessives toxiques émettent beaucoup de pollution dans nos eaux!

Pour comprendre les différences entre toutes les options de couches lavables (tout en un avec poche, tout en un intégral, tout en deux etc), il existe des articles trés bien faits sur le sujet en anglais et en français: Parenting by nature (anglais), Calins et popotins (français), couches lavables.ca (français), article sur mamanecolo (français).

A Montréal, il existe aussi des services de nettoyage de couches lavables. Leurs services varient, mais ils proposent tous à peu pres la même chose, ils donnent les couches et viennent les prendre toutes les semaines pour les laver et vous en laisse donc d’autres en échange: O-naturel, Baby auric.

– Couches compostables/biodégradables/naturelles:

Si on veut avoir une conscience environementale ou simplement que l’on ne veut pas tous les produits chimiques des jetables conventionelles, il y a l’option des couches compostables. Quoique leur nom indiquent, on dit qu’il n’y a pas vraiment de couches compostables a %100…

Le problème des produits chimiques, des fois toxiques, en est un gros. Le premier “méchant ingrédient” des couches jetables est le polyacrylate de sodium (communément appellé SAP ou gel super absorbant). C’est un ingrédient que l’on avait retiré des tampons à cause de chocs toxiques et qui peut absorber jusqu’à 100 fois son poid en eau.  Jusque là, seulement la marque Tushies faisait des couches sans gel (mais qui contenaient du plastique) mais elles ne sont plus fabriquées. Il existe 2 alternatives au Canada, les Earth’s best Tendercare et les Nature babycare qui sont faites avec un gel à base de plante. D’autres avantages plus écologique de ces couches naturelles jetables sont: elles sont blanchies à l’oxygène (donc sans dioxyne), ne contiennent généralement pas de parfum (pas de phtalates etc), généralement pas de latex et on réduit leur utilisation de produits chimiques dans leur développement, le plastique a été remplacé par de l’amidon de maïs assez souvent.

Les Earth’s best peuvent donc être achetées sur internet sur le site canadien Betterbabybums. Elles sont sans chlore, contiennent un gel non toxique a base de plante (blé et maïs), de la pulpe de bois de provenance renouvelable, sans latex, sans colorant, sans parfum. Le prix est de $20 pour un paquet ou $73 pour un casier de 4 paquet.

Les Nature babycare peuvent aussi être achetées sur le site betterbabybums. Aussi sans chlore, contient du maïs au lieu de plastique, et la companie dit qu’elles sont complètement compostable. Le paquet est à $19, le casier de 4 pour $69. Ces couches sont celles que j’utilise personnellement pour mon fils. J’en suis trés satisfaite!!

Les autres options que l’on peut trouver dans le commerce à Montréal (Jean Coutu, Rachele Bery, Folie en Vrac. Loblaws, Provigo etc) sont les Moltex et les 7th Generation (on peut aussi les acheter sur internet, 7th gen sur betterbabybums, et Moltex sur mamazone.ca). Les Moltex contiennent un mélange de SAP, de cellulose et de pulpe de bois pour l’absorbence. Ne sont pas blanchies au chlore et sont en partie biodégradable, mais sont dans les plus cher… Les 7th generation ne prétendent pas être biodégradables ou compostables, mais sont faites sans chlore, ni latex, ni plastique, ni parfum.

La dernière option est une couche hybride lavable/compostable. La gDiaper. On peut la trouver à Rachele Bery, et plein d’autres endroits trés facilement ou sur internet. La couche gDiaper est lavable avec un intérieur compostable, jetable même dans les toilettes ou dans la pile de compost à la maison si on en a une. Pour moi ça n’a pas marché du tout, mon fils a fuit a chaque utilisation, comme pour les couches lavables. Mais je connais d’autres bébés pour qui ces couches marchent superbement! Il existe un article intéressant sur le test de moltex et gDiaper.

– Les couches jetables:

Simples d’utilisations, pratique à trouver dans le commerce n’importe où… L’invention du Siècle quoi!

Malheureusement, point de vue écologique, c’est pas trop çà! Déjà les ingrédients sont trés rarement marqués (je n’en ai jamais vu moi même), ce qui devrait nous faire un peu peur!! Mais si on regarde un peu sur internet, ça se confirme, les ingrédients sont toxiques, et on se demande pourquoi les bébés ont souvent des érythemes fessiers… Non, ce ne sont pas nécessairement les dents!

Les faits: 120 m3 d’eau sont utilisés dans la fabrication, en partie à cause de la fabrication de la cellulose, une matière non recyclable qui nécessite l’abattement de nombreux arbres. Aussi, plus de 6000 couches seront utilisées dans la vie d’un bébé, soit 67kg de pétrole brut pour leur obtention. Elles ne sont pas si peu chers que ça! Des études ont également montré que le blanchiment au chlore des couches jetables générait des produits toxiques comme la dioxyne . D’autres mettent en avant  la présence de TBT ou de composés organiques volatils nocifs.

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Voici quelques articles sur les couches qui peuvent vous interesser: Zrecommends (anglais), bidon.ca (français), Environement Canada (français).